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Quelle agriculture trouve-t-on en Ile-de-France ?

L’agriculture «conventionnelle»

L’agriculture conventionnelle est l’ agriculture la plus pratiquée dans le monde, apparue après la seconde guerre mondiale, et qui a recours à une mécanisation poussée ainsi qu’aux pesticides et engrais chimiques. C’est l’agriculture qui est la plus répandue à travers le monde, se divisant en plusieurs catégories.

L’agriculture productiviste ou intensive

C’est un système de production agricole qui cherche à maximiser la production par rapport aux facteurs de production, en utilisant d’importantes quantités d’intrants et des machines de plus en plus performantes qui demandent de moins en moins de main d’oeuvre. Son objectif est d’augmenter les rendements par tous les moyens comme la transformation des paysages ruraux : les haies disparaissent pour faciliter le ruissellement de l’eau dans le sol. Ex Beauce, Picardie, champagne…

L’agriculture extensive

L’agriculture extensive est une agriculture dont la production est faible par rapport à la surface cultivée. On la trouve sous plusieurs formes :
– vivrière, c’est à dire destinée à l’autoconsommation ou aux marchés locaux Ex Centre Afrique/Amérique du sud
– élevages extensifs  Ex Brésil/Australie

Tout comme l’agriculture intensive, l’agriculture extensive a de nombreuses conséquences sur les terres :
– une pollution des sols
– une pollution des nappes phréatiques
– une atteinte à la biodiversité
– une disparition des artisans et des agriculteurs
L’agriculture conventionnelle est très dépendante des énergies fossiles, des ressources en eau.

L’agriculture  raisonnée

L’agriculture raisonnée est un système de production dont l’objectif premier est d’optimiser le résultat économique en maitrisant les quantités d’intrant, et notamment les substances chimiques (pesticides, engrais) dans le but de limiter leur impact sur l’environnement.
Les apports en fertilisants se font en tenant compte des éléments présents dans le sol et du rendement potentiel de la plante.
Au niveau des traitements de protection des plantes, on ne traite pas systématiquement mais selon une évaluation des risques avec le recours à de nombreux modèles de prévision. La lutte reste principalement chimique.
L’agriculture raisonnée est régie par des cahiers des charges précis et contrôlée par des organismes certificateurs tels Aclave, Afaq, Certilim, Ocacia, qualité France SA…

La Lutte Intégrée

On ne parle pas d’agriculture mais de lutte intégrée. Elle est partie intégrante de l’agriculture raisonnée.
Selon la FAO, la lutte intégrée est définie comme étant la «conception de la protection des cultures dont l’application fait intervenir un ensemble de méthodes satisfaisant les exigences à la fois écologiques, économiques et toxicologiques en réservant la priorité à la mise en œuvre délibérée des éléments naturels de limitation et en respectant les seuils de tolérance».
En Europe, la lutte intégrée est définie par la directive communautaire 91/414/CEE du 15 juillet 1991, comme suit :

«L’application rationnelle d’une combinaison de mesures biologiques, biotechnologiques, chimiques, physiques, culturales ou intéressant la sélection des végétaux dans laquelle l’emploi de produits chimiques phytopharmaceutiques est limité au strict nécessaire pour maintenir la présence des organismes nuisibles  en dessous de seuil à partir duquel apparaissent des dommages ou une perte économiquement inacceptables

En lutte intégrée on privilégiera les méthodes de lutte dite « naturelles » et respectueuses de l’environnement :
– Désherbage mécanique et/ou thermique (sous serre), utilisation de couvert végétal
– Recours à des variétés résistantes et/ou tolérantes aux maladies et aux insectes
– Emploi de parasitoïdes, de prédateurs, d’entomopathogènes
– Méthodes culturales
– Recours à la confusion sexuelle pour lutter contre certains insectes
La lutte intégrée demande beaucoup de temps, d’observations. Elles est respectueuse de l’environnement.

On peut la résumer à 5 étapes :

  1. Identifier la faune utile et les ennemis (→bonne connaissances biologiques)
  2. Dépister et évaluer la situation
  3. Utiliser des seuils d’intervention
  4. Adapter l’écosystème
  5. Evaluer les conséquences et l’efficacité des actions

L’agriculture « écologiquement intensive »

Les pères fondateurs de l’agriculture écologiquement intensive (aussi appelée agriculture de conservation) sont Michel Griffon (CIRAD) et Bruno Parmentier (directeur du groupe ESA  d’Angers).

Définition
L’intensification écologique, c’est concevoir une agriculture productive, plus économe en intrants et moins nocive pour l’environnement. Il s’agit d’intensifier des mécanismes naturels des écosystèmes. Cela veut dire selon les cas, optimiser le fonctionnement du sol en éliminant le labour, couvrir le sol et favoriser le travail des vers de terre, maximiser les périodes de photosynthèse pour la production de biomasse, ou encore pratiquer au maximum une lutte biologique afin de privilégier l’action d’auxiliaires des cultures. Cette approche n’exclut pas l’usage d’engrais et de pesticides de synthèse. Elle n’exclut pas non plus de façon explicite l’usage des Organismes génétiquement modifiés (OGM).
Cette notion a été mise en avant pendant le Grenelle de l’Environnement en août 2008.

Objectifs et moyens
Au travers de 8 domaines de recherche : nutrition des plantes et protection des cultures, machinisme agricole, alimentation et santé animale, gestion de l’eau, préservation des sols, entretien de la biodiversité, valorisation de la biomasse et bâtiments agricoles et locaux d’élevages, l’agriculture écologiquement intensive vise à :

  • Protéger la vie des sols et la biodiversité, associer les cultures, utiliser les ressources de la nature elle-même, pour économiser l’eau et l’énergie et limiter les intrants non renouvelables
  • Produire de l’énergie à partir de nos déchets, concevoir des bâtiments d’élevage à la fois plus confortables et plus économes
  • Améliorer les qualités nutritionnelles de nos produits et garantir la sécurité alimentaire de millions de personnes
  • Exploiter les ressources formidables des nouvelles technologies, essayer de nouvelles approches ou revenir à d’anciennes pratiques…

L’agriculture Biologique

Mode d’agriculture qui se caractérise principalement par son refus d’utiliser des produits «chimiques» et qui cherche à renouer avec des pratiques traditionnelles (exemple : jachère).

Le terme est apparu vers 1950, par opposition au système de production agricole qui s’est mis en place à partir du XIXe siècle, qualifié de chimique en raison de son usage de produits de synthèse.

Les agriculteurs dits  »bio » sont regroupés en fédérations avec des cahiers des charges à respecter pour l’obtention de labels (label biologique, AB) qui comprennent en général :
– Utilisation de produits (engrais) aux origines naturelles,
– Interdiction, sauf exception, d’intrants d’origine chimique,
– Rotation modérée des cultures, élevages peu intensifs, etc. de façon à préserver les sols (reconstitution naturelle).
En agriculture biologique la fertilisation fait appel à des substances d’origine organique, animale ou végétale et à quelques minéraux répertoriés sur une liste. Elle prend aussi en compte l’environnement et des pratiques agricoles adaptées.